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samedi 26 janvier 2013

Deuxieme mois en Argentine (resume)

De Chilecito, a mi-distance de notre traversee de l Argentine, nous avons continue a suivre principalement l axe de la Ruta 40. Pendant 30 jours sur 650 kilometres, c est entre plateaux arides et Cuestas que nous avons serpente afin d atteindre le toit des Andes, l Aconcagua (voir le premier resume).

Notre quatrieme etape, plus courte en temps de marche, laisse place aux fetes de Noel. Durant ces quelques jours, nous traversons successivement deux cuestas, dont celle de Miranda, toute en couleur ou nous trouvons enfin une riviere. Pour nous, c est un veritable cadeau aux pieds de sapins avant l heure, apres plus d un mois a parcourir des regions completement assechees. Nous consacrons une apres-midi a se delasser dans l eau. Un plaisir si simple qui nous rappelle a quel point l eau est un bien precieux qu il faut preserver.
Dans la toute petite ville de Villa Union, nous nous arretons quatre jours pour y feter Noel. Pas de flocon de neige cette annee, mais une chaleur etouffante (60°c en plein soleil) que nous supportons grace aux glaces, aux boissons fraiches et a la piscine. C est un reveillon simple que nous passons autour d une barbecue compose d une bonne viande argentine.





A l etape suivante, nous repartons sur la Ruta 40 a travers une longue portion desertique de 110 kilometres. Pour unique point d eau, nous trouvons une station service avec un nom significateur pour nous : El Oasis, ou nous faisons un plein, non pas d essence, mais d eau, 12.5 litres ! Ces lignes droites sont assez longues et monotones a parcourir, sans paysages varies et souvent sans point d ombre. Au bout de ces infernaux kilometres, nous atteignons deux nouvelles magnifiques Cuestas, ces petites routes serpentant dans les montagnes afin de traverser les massifs qui delimitent les plateaux arides. 
Celle de Huaco reste pour nous l une des plus belles avec ses couleurs chatoyantes et contrastees, ainsi que le panorama qu elle offre. Puis dans la Cuesta del Viento, plus impostante et sepctaculaire, nous suivons la piste au bord du vide et nous y trouvons l un des plus grand Difunta Correa de notre route. Il protege et rassure les conducteurs, sur cette piste dangereuse, qui y deposent des centaines de bouteilles d eau en offrande. Au sommet, nous decouvrons un fond marin compose de roches volcaniques (les Andes sont nees dans le Pacifique). De l autre cote, le lac de Rodeo nous transporte dans un panorama tres different avec en arriere plan les montagnes enneigees du centre de la cordillere. C est au village de Rodeo que nous passons le Nouvel An, autour d une bouteille de vin argentin.




Pour notre sixieme etape, nous longeons les hauts sommets des Andes que nous avons quitte depuis bien longtemps. Des les premiers jours de marche en Argentine, nous avons chute des 4000 metres pour rester a une altitude comprise entre 1000 et 2000 metres. Nous reprenons petit a petit de la hauteur. Ici aussi, une pampa deserte nous attend. Nous ne savons pourquoi, peut etre le fait de retrouver des sommets, mais celle ci est plus agreable a parcourir. Nous avancons d un bon pas et commencons a sentir la fin du voyage. Au bout, nous arrivons a la vallee de Calingasta. Plus verte et plus habitee, elle contraste fortement avec ces trois derniers jours de marche. Il en faut autant pour la traverser.
De l autre cote de la vallee, a Barreal, nous prenons quelques jours de repos. La fatigue se fait de plus en plus sentir, l Argentine aura ete plus difficile que prevu. Ces immenses etendues, sous le cagnard, nous epuisent. Elles nous obligent a tenir un rythme de marche soutenu (jusqu a 5 km/h). A cote de cela, nos dos souffrent egalement du a l importante quantite d eau que nous transportons.





A notre toute derniere etape de l aventure, nous nous retrouvons face a une difficulte, 113 kilometres de pampa vierge sans un point d eau, la plus grande de notre parcours. Nous n avons pas d autre choix que de nous procurer un deuxieme caddie pour enmener avec nous 22 litres d eau. A une moyenne de 38 kilometres, il nous faut trois jours pour atteindre Uspallata, sous de violents orages reguliers.
Ici nous changeons d univers, la region est bien plus touristique du a la presence du volcan Aconcagua (a 70 kilometres de la). C est maintenant une route internationale a forte circulation que nous devons emprunter. Nous remontons la vallee du Rio Mendoza en direction du coeur des Andes. Nous sommes plonges dans un panorama de montagnes colorees. Le gigantisme nous entoure. Depuis quelques temps deja, nous suivons le Qhapaq Nan, mais malheureusement, il n en reste plus aucun vestige. Quant aux ruines de Tambos, il faut avoir de l imagination pour les distinguer.
C est apres 4700 kilometres et 8 mois d aventure que nous arrivons a Puente del Inca. C est ce pont naturel, merveille de la nature, exploite par les Incas, que nous avons choisi pour marquer la fin de notre marche a travers l empire Tahuantinsuyu.




Pour une fin plus isolee, plus elevee et plus a l image de notre voyage, nous renfilons nos chaussures et partons en direction du Cerro Penitentes culminant a 4352 metres d altitude. Avec Peni, un chien qui nous suit depuis le pont de l Inca, nous prenons, durant deux jours, de la hauteur dans une vallee etroite. Accompagnes de vols de condors, nous effectuons les dernieres enjambees de cette longue traversee. C est finalement au sommet du Cerro Guimon, culminant a 4238 metres d altitude, que nous laissons eclater notre joie face au geant de Andes, l Aconcagua...





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dimanche 16 décembre 2012

Premier mois en Argentine (resume)

De San Antonio de los Cobres, nous sommes partis a travers la Puna du Nord Ouest Argentin. Pendant 30 jours sur 820 kilometres, apres quelques pistes sableuses, nous avons longe la legendaire Ruta 40 afin de prendre la direction du toit des Andes, l Aconcagua.

Durant notre premiere etape en Argentine, nous quittons les hautes altitudes, avec un dernier col a 4950 metres d altitude ou sur l autre versant nous plongeons dans la vallee longue et profonde de Calchaquies. Pendant ces 10 jours, nous ne faisons que de perdre de l altitude, pour redescendre jusqu a 1600 metres. Dans une ambiance toujours aussi rocailleuse, coloree et aride, nous suivons le Rio Calchaquies qui nous offre chaque jour un panaroma plus vert. Nous retrouvons des fleurs et des arbres. La riviere nous permet de faire d agreables bivouacs avec baignades. Nous nous disons alors que la traversee de l Argentine va etre tres plaisante.
Sur tout ce troncon, nous empruntons la legendaire Ruta 40 qui relie le N.O.A. (Nord Ouest Argentin) a la Patagonie. Celle ci nous fait traverser les vignobles reputes de la region de Cafayate. Nous decouvrons encore ici des paysages etonnants, comme la Quebrada de la Flechas avec ses roches friables taillees en pointes. En changeant de pays, nous changeons egalement d acceuil. Nous trouvons des gens ouverts et aimables qui sont prets a chaque instant a nous aider et nous renseigner.





A notre seconde etape, nous revenons a la realite, c est la secheresse, le Rio Calchaquies etait une exception, tout est a sec. Il fait de plus en plus chaud, c est le debut de la canicule. Nous traversons notre premiere zone desertique de 70 kilometres qui commence a nous assecher la gorge. 
Nous decouvrons le site archeologique de Quilmes, une forteresse datant de 800 av.JC, un peuple connu pour avoir tenu tete, pendant des annees, face aux Conquistadors. Aujourd hui encore, ils ont garde leur independance, toute la region est une reserve indigene ou les terres ne peuvent etre vendues a d autres.
Maintenant que nous sommes rentres dans l ete austral, nous pouvons profiter des longues soirees ensoleillees et chaudes, rendant ainsi le bivouac facile et les nuits a l hotel inutiles. Nous plantons la tente, sans mal, un peu partout, meme sur les places de villages ou chez les habitants. Avec sa tradition du pique-nique et du barbecue, l Argentine est un pays pour les campeurs.




L etape suivante debute par la visite des ruines Incas de Shincal de Quimvil. C etait l un des plus grands centre urbain de la region, du a sa localisation au carrefour de plusieurs chemins du Qhapaq Nan.
Apres les proprietes de vignobles, nous marchons a travers des champs de noyers, et arrivons dans des villages de plus en plus mignons, jusqu a present, l architecture etait plutot faite de parpaing et de beton.
Nous nous lancons a travers la Cuesta de Zapata, une nouvelle zone desertique de 65 kilometres. C est ici, que nous souffrons le plus de la canicule qui se perpetue. Nous nous trouvons a nouveau dans des paysages spectaculaires que nous avons du mal a admirer car nous sommes completement assoiffes. La traversee de ce petit massif se termine, pour nous, dans un etat de deshydratation et de fatigue avance, au point de se demander si nous pouvons continuer, de cette facon, le voyage a pied... Le soir meme, nous confectionnons une petite remorque a l aide d un caddie pour nous permettre de transporter de plus grandes quantites d eau et ainsi ne pas souffir de la soif. Les jours d apres sont animes par notre charrette que nous apprenons a maitriser. Grace a elle, nous pouvons feter, au milieu de nulle part, l anniversaire de Simon avec des tonnes d eau et poursuivre le voyage a pied.





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mardi 11 septembre 2012

Troisieme mois au Perou (resume)

Au depart de Ayacucho, dans le centre du Perou, nous avons continue a suivre l ancien chemin royal, le Qhapaq Nan. Pendant 30 jours sur 520 kilometres, des vallees peuplees aux pampas desertiques a plus de 4000 metres, nous avons parcouru la troisieme partie de notre itineraire au Perou (voir le premier resume et deuxieme resume).

Pour notre 11 etape, a la sortie d Ayacucho, nous retrouvons la campagne et de belles pampas. Les grosses journees s enchainent afin de traverser les longues vallees de cet itineraire. Progressivement nous rentrons dans le coeur du pays Inca et commencons par decouvrir le site de Intihuatana sur le bord de la lagune de Pomacocha, avant de deboucher sur la ville de Vilcashuaman, construite sur de magnifiques ruines Incas. A notre arrivee, l Ushnu nous laisse sans voix par sa grandeur. La ville compte aussi une eglise coloniale, batie sur les anciens temples du Soleil et de la Lune, en plein coeur de la ville.




A l etape suivante, nous attend l obstacle qui occupe le plus de place dans nos pensees depuis la preparation du voyage : la traversee du Rio Pampas. Heureusement, un passeur accepte de nous aider a franchir ce fleuve. Apres une courte baignade, c est seuls que nous continuons et nous retrouvons de nombreux deniveles repetitifs, afin de rejoindre Andahuaylas. A la sortie de la ville, nous quittons le troncon principal du Qhapaq Nan pour emprunter un chemin secondaire qui nous mene aux portes de l Amazonie.
Les cites de Sondor et de Curamba se trouvent sur les dernieres montagnes avant la jungle. La premiere etait un poste de controle des echanges commerciaux entre l Amazonie et les Andes. Quant a Curamba, il s agissait d une cite prospere dans le domaine de la metallurgie. C est dans celle ci, que nous realisons un spendide bivouac face a l Ushnu resplendissant au coucher du soleil.
A la toute fin de cette longue etape, a quelques kilometres d Abancay, nous nous retrouvons bloques, coinces au fond d un canyon, ou nous sommes contraints d y rester pour la nuit. Le lendemain, obliges de faire demi-tour jusqu a une route, nous prenons un bus pour Abancay.




Notre 13 etape se deroule sur un itineraire de trek connu et frequente, le trek du Choquequirao au Machu Picchu. Nous y trouvons campings et restaurations sur tout le troncon, a des tarifs bien plus eleves, que ceux que nous avons connu dans le reste des Andes. Apres les montagnes aux pampas seches, nous arrivons dans un paysage ou la vegetation est luxuriante et le climat humide, avec une faune plus riche et coloree.
Sur le sommet d une crete, nous decouvrons les ruines de Choquequirao, la deuxieme plus grande cite la mieux conservee du Perou. Construite sous le regne de l Inca Pachacutec, cette ruine, perchee a environ 3000 metres d altitude, comporte de nombreuses terrasses suspendues a la paroi de la montagne.
C est durant ce trek que nous enregistrons les deniveles les plus importants et que nous passons notre plus haut col au Perou, a 4650 metres d altitude. Un col qui va disparaitre dans les prochains mois par l arrivee de la route de Yanama, comme dans beaucoup d autres regions des Andes.
Nous finissons ce parcours sur les hauteurs du Machu Picchu, le monument Inca le plus connu a travers le monde...




Pour notre derniere etape au Perou, nous entrons dans la vallee sacree. Des le depart d Aguas Calientes, meme le long de la voie ferree, qui a suplantee un ancien chemin Inca, les ruines sont tres presentes. Pendant ces 6 jours, chaque pas est marque par de nouveaux vestiges Incas. Aussi bien des sites oublies et peu connus, que d autre plus prestigieux comme la cite d Ollantaytambo, les terrasses de Moray ou encore les palais de Chinchero. 
Malgre que nous soyons au coeur du tourisme du Perou, nous arrivons a trouver de magnifiques chemins encore bien preserves. Nous finissons notre marche par l impressionnante forteresse de Sacsayhuaman qui avait pour fonction de proteger la ville de Cusco et ses habitants.
Apres presque 3 mois de marche et plus de 1600 kilometres au Perou, nous arrivons a Cusco, capitale de l Empire Inca Tahuantinsuyu.





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samedi 4 août 2012

Deuxieme mois au Perou (resume)

Au depart de La Union, dans le centre du Perou, nous avons continue a suivre l ancien chemin royal, le Qhapaq Nan. Pendant 25 jours sur 600 kilometres, des vallees peuplees aux pampas desertiques a plus de 4000 metres, nous avons parcouru la deuxieme partie de notre itineraire au Perou (voir le premier resume).

Pour notre sixieme etape au Perou, nous commencons par decouvrir les tres belles ruines Incas de Huanaco Viejo, perchees a 3700 metres d altitude, sur une grande pampa. Il s y deroule chaque fin de juillet la fete du soleil, ou plus de 400 artistes sont reunis pour l occasion.
Nous evoluons pendant quatre jours a travers des montagnes rocheuses ou se trouvent peu de villages, essentiellement des hameaux familiaux. Les pistes sont rares, tout ce petit monde emprunte toujours le Qhapaq Nan, chargeant leurs mules de sacs de provisions, de bois de chauffage... Le Qhapaq Nan est bien preserve sur cette partie, le chemin lui meme, les escaliers, les petits ponts, ainsi que quelques ruines... Le tout en pierres. C est un vrai plaisir de le suivre, il offre en prime un panorama sur la Cordillere Huayhuash.




Cette nouvelle etape debute une nouvelle fois par des ruines, de la cultutre pre-Inca Yaro. La cite de Ichugan, situee en haut d une crete, pourtant superbe, semble oubliee de tous. C est un magnifique troncon du Qhapaq Nan qui nous amene a l immense pampa de Junin, un plateau a 4000 metres d altitude.
La partie Nord est une prairie qui s etend a perte de vue, entrecoupee de centaines de files de barbeles ou paturent, en toute quietude, lamas et alpagas. Tout autour, se trouvent des zones minieres dont l une fait partie des plus grandes mines du monde. Dans la partie Sud, nous longeons le beau lac de Junin de 530 kilometres carre. Ce deuxieme plus grand lac du pays, abrite de nombreuses colonies d oiseaux dont les majestueux flamants roses. Sur les rives, subsistent quelques villages qui ont conserves de tres belles petites eglises coloniales.
C est au bord de l eau que nous realisons l un de nos plus beaux bivouacs, mais aussi le plus froid par -10/-15 degres durant la nuit.





Lors de la huitieme etape, nous jouons aux detectives. En vue de notre participations au projet d inventaire du Qhapaq Nan (www.qhapaq-nan.org), nous partons a la recherche du chemin Inca, qui reste meconnu, sur les deux jours de marche suivants. Recoltants indices et temoignages des habitants nous parcourons les montagnes et trouvons trace de troncons du chemin pre-colombien.
Apres etre revenus un demi-journee sur le Qhapaq Nan, nous le quittons cette fois ci deliberement, car il s est fait engloutir par le bitume. C est par une belle variante que nous decouvrons les grottes de Mama Huari avec ses peintures rupestres et sa petite pampa. A Jauja, nous finissons cette marche qui marque le debut de la grande vallee du rio Mantaro.





A la neuvieme etape, durant deux jours, nous longeons le fleuve Mantaro, monotone a realiser a pied. Nous alternons entre voie de chemin de fer et route, dans une region bien plus developpee. Huancayo, la plus grande ville de notre itineraire, est un bouleversement pour nous qui ne marchons qu a travers les pampas, villages et petites villes.




La derniere etape, plus longue que les autres (8 jours), nous fait traverser differentes ambiances. Dans un premier temps, nous retrouvons le Qhapaq Nan et les montagnes, avant d aller nous encastrer dans un fond de vallee tres etroit et profond. Une nouvelle fois nous suivons des rails (et evitons un train) dans un cadre plus agreable et relaxant. Nous decouvrons le jolie petit hameau d Izcuchaca et son pont colonial. De la, a 2850 metres, nous partons pour des hautes altitudes jusqu a 4500 metres. Nous traversons de nouvelles pampas, mais cette fois ci colonisees par des pistes, qui relient les villages entre eux en fond de vallee.
Plus tard, nous nous retrouvons face a notre premiere impasse sur le Qhapaq Nan, des montagnes escarpees et fragiles, des quebradas desorganisees... Celles ci ne nous laissent pas passer et c est par une longe route en "S" que nous rejoignons Huanta dans un climat desertique et aride, digne d un paysage de far west. Nous finissons cette etape, sous de fortes chaleurs que nous n avions pas connu depuis le debut du Perou. Afin d eviter la route des brigands, dangeureuse en fin d apres midi, les derniers kilometres pour rallier Ayacucho se font en bus.








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