dimanche 12 août 2012

Ayacucho - Vilcashuaman

Nous avons passe deux journees de repos a Ayacucho, la plus belle ville de notre itineraire jusqu a present. Ce fut l occasion de visiter le site Huari non loin la, de belles ruines mais qui manquaient d informations... Ansi que le musee de la memoire consacre aux victimes du conflit entre le Sentier Lumineux et l armee, un musee interessant et riche en emotions (en lire plus sur ce musee).



Puis nous avons repris la marche, pendant deux jours alternant entre des petites pistes et des chemins perdus, entre hauteurs et bords de rivieres. Les paysages etaient au rendez-vous et ce furent de belles journees sous un grand ciel bleu que nous avons passe et de beaux bivouacs en soirees.



Nous avons decouvert, sur cette etape, le site de Intihuatana sur la rive de la lagune Pomacocha. Des belles ruines Incas, notamment le "Bain de l Inca".



Une derniere grimpette bien raide nous a amene au niveau de l Ushnu de Vilcashuaman, un des mieux conserve du Perou, il est magnifique ! Puis quelques metres plus loin, arrives sur la plaza... Houahou ! Une splendide place et son eglise construite au dessus du Temple du Soleil et de la Lune datant de l epoque Inca. Vilcashuaman  est une ville dans les ruines...



PS : Nous sommes actuellement un peu plus loin sur notre itineraire, a Andahuaylas.

samedi 4 août 2012

Deuxieme mois au Perou (resume)

Au depart de La Union, dans le centre du Perou, nous avons continue a suivre l ancien chemin royal, le Qhapaq Nan. Pendant 25 jours sur 600 kilometres, des vallees peuplees aux pampas desertiques a plus de 4000 metres, nous avons parcouru la deuxieme partie de notre itineraire au Perou (voir le premier resume).

Pour notre sixieme etape au Perou, nous commencons par decouvrir les tres belles ruines Incas de Huanaco Viejo, perchees a 3700 metres d altitude, sur une grande pampa. Il s y deroule chaque fin de juillet la fete du soleil, ou plus de 400 artistes sont reunis pour l occasion.
Nous evoluons pendant quatre jours a travers des montagnes rocheuses ou se trouvent peu de villages, essentiellement des hameaux familiaux. Les pistes sont rares, tout ce petit monde emprunte toujours le Qhapaq Nan, chargeant leurs mules de sacs de provisions, de bois de chauffage... Le Qhapaq Nan est bien preserve sur cette partie, le chemin lui meme, les escaliers, les petits ponts, ainsi que quelques ruines... Le tout en pierres. C est un vrai plaisir de le suivre, il offre en prime un panorama sur la Cordillere Huayhuash.




Cette nouvelle etape debute une nouvelle fois par des ruines, de la cultutre pre-Inca Yaro. La cite de Ichugan, situee en haut d une crete, pourtant superbe, semble oubliee de tous. C est un magnifique troncon du Qhapaq Nan qui nous amene a l immense pampa de Junin, un plateau a 4000 metres d altitude.
La partie Nord est une prairie qui s etend a perte de vue, entrecoupee de centaines de files de barbeles ou paturent, en toute quietude, lamas et alpagas. Tout autour, se trouvent des zones minieres dont l une fait partie des plus grandes mines du monde. Dans la partie Sud, nous longeons le beau lac de Junin de 530 kilometres carre. Ce deuxieme plus grand lac du pays, abrite de nombreuses colonies d oiseaux dont les majestueux flamants roses. Sur les rives, subsistent quelques villages qui ont conserves de tres belles petites eglises coloniales.
C est au bord de l eau que nous realisons l un de nos plus beaux bivouacs, mais aussi le plus froid par -10/-15 degres durant la nuit.





Lors de la huitieme etape, nous jouons aux detectives. En vue de notre participations au projet d inventaire du Qhapaq Nan (www.qhapaq-nan.org), nous partons a la recherche du chemin Inca, qui reste meconnu, sur les deux jours de marche suivants. Recoltants indices et temoignages des habitants nous parcourons les montagnes et trouvons trace de troncons du chemin pre-colombien.
Apres etre revenus un demi-journee sur le Qhapaq Nan, nous le quittons cette fois ci deliberement, car il s est fait engloutir par le bitume. C est par une belle variante que nous decouvrons les grottes de Mama Huari avec ses peintures rupestres et sa petite pampa. A Jauja, nous finissons cette marche qui marque le debut de la grande vallee du rio Mantaro.





A la neuvieme etape, durant deux jours, nous longeons le fleuve Mantaro, monotone a realiser a pied. Nous alternons entre voie de chemin de fer et route, dans une region bien plus developpee. Huancayo, la plus grande ville de notre itineraire, est un bouleversement pour nous qui ne marchons qu a travers les pampas, villages et petites villes.




La derniere etape, plus longue que les autres (8 jours), nous fait traverser differentes ambiances. Dans un premier temps, nous retrouvons le Qhapaq Nan et les montagnes, avant d aller nous encastrer dans un fond de vallee tres etroit et profond. Une nouvelle fois nous suivons des rails (et evitons un train) dans un cadre plus agreable et relaxant. Nous decouvrons le jolie petit hameau d Izcuchaca et son pont colonial. De la, a 2850 metres, nous partons pour des hautes altitudes jusqu a 4500 metres. Nous traversons de nouvelles pampas, mais cette fois ci colonisees par des pistes, qui relient les villages entre eux en fond de vallee.
Plus tard, nous nous retrouvons face a notre premiere impasse sur le Qhapaq Nan, des montagnes escarpees et fragiles, des quebradas desorganisees... Celles ci ne nous laissent pas passer et c est par une longe route en "S" que nous rejoignons Huanta dans un climat desertique et aride, digne d un paysage de far west. Nous finissons cette etape, sous de fortes chaleurs que nous n avions pas connu depuis le debut du Perou. Afin d eviter la route des brigands, dangeureuse en fin d apres midi, les derniers kilometres pour rallier Ayacucho se font en bus.








Lire les autres resumes mensuels

Huancayo - Huanta - Ayacucho

Nous avons repris le bus pour sortir de la ville, 15 kilometres de bitume, non-merci ! La marche a donc debute sur un petit chemin de campagne. De la, nous avons progresse tranquillement a travers de belles vallees colorees et en reprenant de l altitude. C est que nous etions redescendus bien bas, a 3300 metres, a Huancayo. La region reste toujours bien habitee et les coins de bivouacs idyliques se font rares.
En longeant une nouvelle fois une voie de chemin de fer (c etait soit ca, soit la route), nous avons decouvert une etrange formation geologique. Des cascades, semblant sortir de nul part, ont taille magnifiquement la roche. Cette eau fraiche etait bienvenue pour nous refroidir par cette chaude journnee en fond de canyon. Et  c est a Izcuchaca, petit village charmant ou se trouve un beau pont colonial, que nous avons fait une halte pour la soiree.




Nous avons poursuivi sur les rails, attentifs au train du matin qui devait passer. Mais la marche monotisee par des pas de 40 centimetres, la largeur entre deux plots de betons, nous sommes tombes dans nos pensees... Quand  d un coup, retentit un gros TUUUUUUUU... Le Qhapaq Nan Express nous arrivait droit dessus ! Nous avons eu juste le temps de sauter sur le bas cote... Sinon, c etait la fete nationale dans tout le pays, mais nous n avons passe que des petits villages et vu en guise de manifestation, une levee de drapeau et des vaches colorees.




Apres cette episode de rail de rail en fond de vallee a 2850 metres d altitude, nous sommes repartis sur des hautes pampas, jusqu a 4500 metres (Nouveau record d altitude du voyage). Afin de bien s acclimater, nous nous sommes mis au mate de coca lors de nos bivouacs. Malgres les hauteurs, nous avons emprunte beaucoup de pistes, les zones completement sauvages deviennent plus rares dans cette region. Puis, a plus basse altitude, c est de village en village, dans un secteur tres peuple, que nous avons marche, alternant entre piste et Qhapaq Nan. Ce yo-yo entre basse et haute altitude, sur une courte distance,  nous a fait decouvrir des paysages tres diversifies.






Dans le dernier troncon pour rejoindre Huanta, nous nous sommes retrouve face a un "bordel de quebrada" (comprendre : des vallees dans tout les sens) tres colore (rouge et vert) et magnifique... Mais difficilement franchissable. Un Peruvien a qui nous avions demande la route trois kilometres avant, a fait demi tour, pour nous deconseiller de passer par la. La saison des pluies ayant emporte les chemins, les canyons sont devenus inempruntables. Nous avons donc du faire un immense detour par la piste en zig-zag dans ces montagnes escarpees et fragiles.



Une fois le fond de vallee atteint, a 2200 metres d altitude (ca fait longtemps que nous n avions pas ete si bas), c est dans une ambiance desertique et aride que nous poursuivons. Il a fait si chaud, qu au bivouac, nous nous sommes couches uniquement avec nos draps de soie. Mais dans les Andes, plus on est bas, plus il y a de moucherons piquants... Ca a ete le carnage sur nos jambes...
C est sous un soleil de plomb que nous finissons notre etape. Sur les derniers kilometres, afin d eviter la route des brigands (dangereuse en fin de journee), ainsi que la banlieue, nous avons pris le bus pour nous rendre a Ayacucho. Nous traversons ici, une region qui a connu une des pages les plus noires du Perou, marquee par la guerilla entre "Le Sentier Lumineux" et l armee pendant les annees 1980-2000 (voir l article sur Wikipedia).



La ville etant belle et agreable, nous avons pris un peu de repos avant d entamer notre derniere ligne droite au Perou en direction de Cusco. Nous avons trouve ici quelques occidentaux... Et "quelques" c est deja beaucoup par rapport a ce que nous avons connu jusqu a maintenant.