mardi 27 novembre 2012

San Antonio de los Cobres - Cachi - Cafayate

A San Antonio de los Cobres a 3750 metres d altitude, nous avons repris notre marche en Argentine, avec des chaussures neuves ! Il etait temps de les changer... Notre direction principale etait de longer la Ruta 40, nous l avons parfois emprunte lorsque nous n avons pas trouve de sentier secondaire. La Ruta 40, longue de  5200 kilometres, va du N.O.A. a la Patagonie en traversant toute l Argentine. La haute altitude nous manquait, durant les deux premiers jours, nous avons grimpe jusqu au col Acay a 4950 metres d altitude, le plus haut de la region, ou est erige l un des plus grands cairns des Andes. Une fois franchi, nous sommes rentres dans la vallee de Calchaqui ou, durant les huits jours suivants, nous sommes descendus jusqu a 1600 metres.




Petit a petit, dans cette vallee, toujours aride, aux canyons rouges et aux montagnes abrutes, nous y avons suivi, dans le fond, le rio Calchaqui. Le fait de retrouver de l eau, des fleurs et des paturages sur les rives de cette riviere a rendu les journees beaucoup moins rudes. C est sous le soleil et la chaleur que nous avons aligne de longues journees de marche, ou nous nous sommes rafraichis le soir dans la riviere. Dans cette vallee reculee, loin du troncon principal du Qhapaq Nan, nous avons decouvert des traces de la culture Inca, comme la caverne de Graneros Incaicos.




Plus bas dans la vallee, la Ruta 40 s est confondue avec la route des vins de la region de Cafayate. Nous avons traverse des vignobles etendus et des petits villages touristiques agreables comme celui de Cachi ou nous nous sommes attardes. Apres avoir navigues dans la Quebrada de Las Flechas, des immenses formations rocheuses pointant comme des fleches, nous sommes arrives a Cafayate. Nous avons pris ici, une journee de repos accompagne d une bouteille de vin de la region.



vendredi 16 novembre 2012

Salta

Apres deja plus de 3000 kilometres a pied et 6 mois de voyage, nous sommes arrives en Argentine, notre dernier pays. Nous avons commence par passer quelques jours a salta, avec l objectif de preparer la suite de notre itineraire, Ici, les sourires refont surface, les Argentins sont bien plus accueillants et ouverts que sur l Altiplano. Nous sommes maintenant bien loin des Andes rurales et pittoresques, le pays est bien plus moderne.


Notre marche va continuer dans la région du N.O.A. (Nord-Ouest Argentin). Le N.O.A. fut un haut lieu pour les pratiques rituelles incas. La region compte plus de 40 volcans (sur 200 a travers l Empire) aux sommets desquels etaient sacrifies des enfants, lors d evenements royaux ou religieux importants. Au musee archeologique de la haute montagne de Salta, il est possible de visiter l exposition consacree au site archeologique le plus haut au monde. A 6700 metres d altitude, a la cime du volcan Llullaillaco, dans un lieu de culte Inca, reposait 3 momies d enfants (6 et 15 ans) dans un etat de conservation unique, du au manque d oxygene, au froid et au climat sec.



mardi 13 novembre 2012

San Pedro de Atacama - Toconao - Lagune Miscanti

San Pedro de Atacama, une ville 2000 metres plus bas que la Bolivie, elle n est pourtant qu a 50 kilometres de la. En entrant au Chili, nous avons retrouve la modernite et un niveau de vie bien plus eleve. Atacama est l un des deserts les plus arides au monde, nous avons trouve ici une chaleur etouffante, apres le froid de l Altiplano. Nous en avons profite pour visiter les ruines de la Pukara de Quitor, edifie par les Atacamenas une civilisation pre-Inca.




Un court repos et nous nous sommes lances plein Sud a travers le desert afin de rejoindre la lagune Cejar. Si le Chili, dans cette region touristique, ne met pas de douaniers a certaines de ses frontieres (ce qui nous a oblige a bifurquer sur San Pedro juste pour obtenir un tampon sur le passeport), il dresse des points de controle a chaque coin du desert afin de faire payer un droit d entree pour le moindre panorama. De la, nous avons quitte les pistes pour nous enfoncer dans le desert, ou nous avons atteind l oeil du salar, un grand puit profond. Malheureusement, l eau etait chargee en sel et nous avons du continuer a nous rationner malgre un soleil de plomb. Il nous a fallut encore trois heures pour parcourir seulement sept kilometres sur un terrain ressemblant a un marecage sec, ou nous nous enfoncions a chaque pas dans un melange de terre et de sel. Au bout de 10 heures de marche, c est epuises que nous avons rejoins un terrain plus stable pour planter la tente.




Puis, durant deux jours, nous avons longe le salar par la route, nous avons pas eu d autres choix, afin de rejoindre les oasis de Toconao et Socaire. Sur ce trajet, nous avons observe le volcan Lascar qui fumait au petit matin (derniere eruption datant de 2007). Il y a 6 mois, nous avions passe la ligne de l Equateur, c est maintenant celle du Tropique du Capricorne que nous avons franchi au parallele 23° 26' 16" S. Lors de ce passage, nous avons retrouve, par hasard, trace du Qhapaq Nan qui semblait venir droit de Licancabur.




De Socaire, nous sommes repartis vers les 4000 metres a destination des lagunes Miscanti et Miniques, isolees aux pieds de leurs volcans. Nous avons emprunte un petit sentier, serpentant entre les canyons, qui nous a offert un panorama sur le desert d Atacama. Une fois la haut, nous avons passe un nouveau peage de "point de vue". Cette reserve, a la reglementation tres stricte, interdit d apporcher le bord de la lagune et nous a contraint a rester sur la seule voie de circulation, une piste pour les bus et 4x4. Le bivouac etait bien evidemment defendu ! Emprisonnes par ce manque de liberte, nous sommes rentres sur San Pedro (en stop) sans prendre le temps d aller voir la seconde lagune.




Initialement, nous avions prevu de passer la frontiere avec l Argentine, a pied, sur une semaine. Mais nous avons fait le choix de la franchir en bus et de reprendre notre marche de l autre cote.