vendredi 8 juin 2012

Achupallas - Cañar


Au depart d Achupallas, nous nous sommes engages sur le trek du chemin de l Inca. Il rallie les ruines d Ingarpirca en empruntant le plus grand troncon du Qhapaq Nan (la grande route Inca) encore conserve en Equateur (environ 30 kilometres sont toujours en etat).
C est sous un vent violent que nous avons avance sur ce sublime chemin herbeux large de 2 a 6 metres, parfois borde de pierres. Le Qhapaq Ñan nous a conduit a un col a 4320 metres d altitude marque d un Apacheta (cairn sacre Inca). Nous avons marche pendant 9 heures sur ce chemin facile a suivre, alors que cela fait plus d un demi-siecle qu il n est plus entretenu. Seules les infracstuctures (comme les ponts) n ont pas survecu au temps.
Au soir, nous avons bivouaque au Tambo de Paredones (un Tambo etait une auberge relais sur le chemin). Une ruine tres bien conservee, perdue au milieu de la vallee ou seuls des troupeaux de taureaux viennent petres (malheureusement, ils erodent ce fabuleux chemin).




Poursuivant sur ce large chemin, souvent humide, voir marecageux en fond de vallee, nous avons debouche sur les ruines d Ingarpirca. La forteresse d Ingarpirca est le plus grand site archeologique pre-Colombien ayant survecu en Equateur. Elle fut fondee par les Canaris, puis prise par les Incas lorsque l empereur Huayna Capac a envahi la region. A l occasion, ils transformerent le site en un centre religieux dedie au culte du soleil.




Les derniers kilometres nous ont mene a la ville de Canar, le point final de notre marche en Equateur. De la, nous avons rejoins en bus la tres belle ville de Cuenca ou nous nous accordons quelques jours de repos, et de visite avant de prendre la direction du Perou !




mercredi 6 juin 2012

Riobamba - Atillo - Achupallas

Nous n avons pas pu quitter Riobamba le jour J, mais seulement le lendemain. Simon n etait pas suffisament en forme pour aligner les kilometres... En plus, il pleuvait au matin... Ca n a pas ete si mal au final, car nous sommes tombes en plein festival des 188 ans de la provincialisation de Chimborazo. Un defile de danses en costumes pre-colombiens puis hispaniques des quatres coins du pays, de la cote a l Amazonie, des plus colores au plus denudes. Et pour finir, nous avons eu droit a un couche de soleil sur le Chimborazo. Il est le plus haut volcan d Equateur, culminant a 6310 metres d altitude.



Le lendemain, avec le soleil, nous avons repris la route, mais au bout de quelques heures, Simon s est senti tres faible. Au bout de 18 kilometres, nous avons du nous arreter, Simon etait completement a bout de force, sans en connaitre la raison. C est en bus que nous avons du faire la suite, afin de rejoindre un village ou se trouvait un acceuil religieux.



Apres une nuit de repos, et le diagnostic etablit : une eau mal bouillie = banane et coca, nous sommes repartis pour deux jours a travers une longue vallee sur une route de bitume, plus frequentee par des cavaliers que des voitures. Nous sommes entres dans la partie la plus reculee des Andes Equatoriennes. Seules quelques communautes vivent ici, eparpillees dans la vallee, sans former de vrais villages. Les coutumes sont encore tres presentes. Les locaux portent des vetements traditionnels tels les ponchos rouges et les sur-pantalons en peau et laine de mouton. Dans cette zone reculee, l Espagnol n a pas encore completement detrone la langue Quechua, qui est parlee aussi bien par les personnes agees que les jeunes.



Au bout de la vallee, nous avons trouve le hameau de Atillo. De la, nous sommes partis sur des sentiers a haute altitude. Ce qui a ete une premier pour Celia, elle a passe la barre symbolique des 4000 sans gonfler du visage. Au passage du col a 4280 metres d altitude, le panorama sur l autre versant etait epoustouflant et cela, toujours avec le soleil. Hors des sentiers traces, nous avons rejoins le village d Osogoche. Et pour la premiere fois dans tout le pays, l acceuil de cette communaute tres isole n a pas ete au rendez vous. Nous avons du coup plante la tente au bord d une lagune, perpetuant ainsi une serie de bivouacs grandioses.






Le chemin s est poursuivi le lendemain, quittant ainsi les zones desertiques de hautes altitudes, pour une region plus vivante et plus coloree par les nombreuses cultures. Apres de nombreux kilometres sur une piste en zig-zag, nous sommes arrives au village d Achupallas, qui a su garder son architecture d antan.


vendredi 1 juin 2012

Latacunga - Patate - Riobamba

Nous avons quitte Latacunga par une belle petite piste pour rejoindre un plateau a 2500 metres, mais plus tard, lorsque nous avons traverse une riviere qui marquait le changement de province, la piste s est transformee en bitume pour les deux jours suivants... Pas de chance, nous n avions pas prevu cela.  Malgre tout, il n y avait pas de circulations, la vallee etait spectaculaire par sa taille et tres agreable a parcourir.
La region etait peuplee d arbres fruitiers et de cultures de toutes sortes (nous enrichissons notre vocabulaire d Espagnol avec des mots de fruits et legumes). Quant aux lamas, ils commencent a etre presents dans les campagnes (Celia a donc pu croiser son premier lama, il a faillit lui cracher dessus).
Au soir, nous avons ete une nouvelle fois acceuilli par une famille dans le petit village de San Andres. Nous avons dormi dans une des chambres des enfants.




Le jour suivant s est poursuivi de la meme facon, le long de la route, en traversant des petits villages, comme celui de Patate. Un village situe au pied du volcan Tunguraha, culminant a 5023 metres d altitude (Patate a d ailleur ete ravage par le volcan en 1949), ou nous avons passe la nuit et que nous avons trouve fort sympatique. A chaque region traversee, nous poursuivons notre quete des specialites culinaires, comme ici les "Arepa s", pour egayer nos repas du midi qui se ressemblent chaque jours




Heureusement, nous avons retrouve plus tard des petites pistes de sable ou de pierre et des sentiers... Parfois meme, nous avons trace notre propre chemin a travers les cultures et la vegetation (ou nous avons croise un beau specimen d araignee bien colore). En prime, le soleil a de nouveau fait son apparition, ce qui n etait pas pour nous deplaire, surtout lors du bivouac et de la soiree que nous avons passe dans une famille de fermiers. Le Padre (le pere), nous voyant planter la tente, nous a offert l hospitalite. Leur maison avait une vue degagee sur les montagnes, notament sur le volcan Altar culminant a 5319 metres d altitude. Une invitation qui restera un tres bon souvenir pour nous.




Nous sommes actuellement a Riobamba, pour une apres midi de repos. Le soleil semble vouloir continuer a percer, ce qui est bon signe pour la suite de la marche !