Nous avons entame une nouvelle journee en balcon avec une vue sur la Cordillere Blanche. Jusqu en debut d apres midi, ce sentier frequente par les Peruviens, nous a conduit sur les hauteurs d une profonde et etroite quebrada (vallee). Bien entendu, c est un obstacle que nous avons du franchir. Dans cette descente, toute trace de vie humaine a disparu pour laisser place a une vegetation aride et etonnante. Le fond de ce canyon nous a reserve une belle surprise, le presque autentique pont Inca Pukayaqu. Refait regulierement et soutenu par 2 cables en acier caches, il est tout de meme marque par le temps et c est avec attention que nous avons du le franchir, afin de ne pas passer a travers.
S en est suivi, une raide et longue montee de 1000 metres de denevele, en plein soleil et sans eau. C est eclaire par la lune que nous avons termine notre journee, la plus rude de notre voyage (10h de marche pour 26 km avec un denivele de +1650/-1670 m) au village de Yauya.
Le lendemain, nous avons grimpe vers un col a 4380 metres d altitude afin de passer les deux jours suivants dans une pampa a plus de 4000 metres. Un magnifique troncon du Qhapaq Nan, encore bien preserve, nous a permis de le suivre sans difficulte. Pluiseurs belles ruines se trouvaient sur les bords du chemin, comme le tambo de Maracalla et celles de Pallahuanchaga. La Cordillere Blanche s offrait toujours a nous nous permettant, de nouveau, de faire un magnifique bivouac… Au frais.
En perdant de l altitude, nous avons retrouve la civilisation, dans une vallee fertille et agricole. De la, nous avons rejoins une piste frequentee qui, traversant des villlages et des hameaux, nous a conduit jusqu a Huari.
Nous avons pris une journee de repos, afin de visiter le site de Chavin de Huantar. Ce temple fut fonde par la civisation Chavin, une culture pre-Inca (voir sur notre site la page "L histoire"). La particularite de ce site reside surtout dans l amenagement de nombreuses galeries souterraines.
Nous avons quitte Huari par une variante tracee maison car, sur les 10 kilometres qui suivaient, le Qhapaq Nan etait bitume et la circulation presente. Une fois rattrape, nous avons rejoins le depart du trek Inka Naani. Ce trek a ete mis en place par le ministere de la culture afin de promouvoir le Qhapaq Nan, mais une mauvaise communication en fait un circuit tres peu frequente. Pourtant, il est magnifiquement preserve. Il nous a fallut deux jours pour atteindre un col a 4400 metres d altitude. Nous avons eu la chance de pouvoir gravir des escaliers qui etaient deja empruntes a l epoque Inca, de passer devant des Ushnu (temple) et Tambo (auberge) (voir sur notre site les pages "Le chemin royal" et "Les vestiges").
Si nous attachons autant d importance au chemin Inca, c est au en plus de notre voyage, nous participons au projet Qhapaq Nan (http://www.qhapaq-nan.org/). Tout au long de notre parcours, nous effectuons un inventaire géo-référencé centré sur les paysages culturels et sociaux (voir sur notre site les pages "Le projet").
Les deux jours suivants se sont deroules dans une meme grande vallee profondement isolee, toutefois habitee, eparpillee de fermes et de hameaux. En ce lieu depourvu de modernite (ni route, ni electicite), le chemin Inca est toujours emprunte par ces habitants de fond de vallee. Les deplacements se font uniquement a pied, a cheval ou a dos d ane, a tout age. Les animeaux d elevage (vaches, taureaux, cheveaux, moutons, cochons et alpagas), bien plus nombreux que les villageois, occupent une place centrale dans ce quotidien. A cote de cela, curieusement, les cultutres sont quasiment inexistantes. Mais nous avons observe plusieurs caravanes de mulets, lourdement chargees de sacs de provisions, remontant la vallee.
Apres ces quatres jours sur l Inka Naani, nous avons pris la direction de La Union, pour un jour de repos. Jour de repos = lavage des vetements, cirage des chaussures, reparation du materiel, mise a jour du blog... Et sources chaudes pour un bon decrassage !